Marriage

La mariée

Kalderaša russes vers 1950

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Photo Alexei Gessler

Si la proposition est acceptée par les deux familles, le mariage, bijav ou bjav (ou parfois abav, abjav) peut être célébré.

Le jour du mariage, la famille, les amis, même des villages voisins, les voisins sont invités. Ils sont honorés par une abondance de victuailles, de boisson que les parents du marié ont préparés. À partir de ce moment, les deux familles sont considérées comme ne faisant qu’une, concept connu sous le nom de xanamik [père ou mère du beau-fils ou de la belle-fille] en Rromanes. Ce concept est très important chez les Rroma, même si ce n’est pas un lien par le sang.

Durant la fête, les invités se doivent de donner des cadeaux aux mariés, parfois de l’argent, et les mariés de leur offrir des petits cadeaux en retour. Dance et musique sont toujours de la partie et la fête culmine quand les jeunes mariés se retirent dans leur chambre (c’était à l’origine une tente séparée) pour consommer leur union. Traditionnellement, tous les invités restaient pour attendre le résultat, les traces de sang sur les draps prouvant la virginité de la mariée. Dans certains cas, ces draps étaient suspendus à un poteau pour que tous puissent voir. La fête reprend après de plus belle juste après et peut durer plusieurs jours. Si la fille n’était pas vierge, sa famille entière est disgraciée et perds son honneur. La dot doit être rendue.

Chez tous les Rroma, une autre tradition existe : « l’enlèvement » de la fille par le futur mari. C’est en fait plutôt la fuite commune d’un jeune couple surtout dans le cas ou les parents n’ont pas donné d’accord formel au mariage. Après quelques jours, le couple peut rentrer et un mariage est célébré. La preuve de virginité se doit quand même d’être présentée. Dans certains groupes de Rroma, une forme rituelle d’enlèvement précède le mariage.

Un mariage dure au moins trois jours, començant le jour même du mariage. De nos jours, les mariages sont le plus souvent célébrés dans un restaurant ou hôtel et non plus à la maison et il y a souvent plus de 200 ou 300 personnes présentes.

Chez les Rroma musulmans des Balkans, les cérémonies ne sont pas différentes mais ont quelques éléments turques ou balkanique comme par exemple la visite des bains par le futur marié avec ses amis, etc.

Traditionnellement, après le mariage, la femme porte un foulard, et ne montre plus ses cheveux en public. Cette tradition existe encore, mais a tendance à disparaître. 

Traditionnellement, la mariée va vivre dans la famille de son mari, mais ses parents continuent à surveiller la vie qu’elle y mène. Si quoique se soit lui arrive, si elle est maltraitée par son mari, si elle a des soucis, ses parents peuvent la reprendre à la maison. Dans ces cas, la dot n’a pas besoin d’être repayée.

Si le mariage ne va plus, si la vie commune n’est plus possible, le divorce est autorisé chez les Rroma. Celui-ci peut soit se passer par consentement mutuel soit être le résultat d’une kris (tribunal traditionel). Une fois divorcés, les deux époux peuvent se remarier. 

copyright: Opre 2007