Les enfants sont la responsabilité des femmes et surtout de leur mère. Ils sont plus libres que les enfants des non-Rroma et font souvent ce qu’ils veulent, jouent avec leurs amis du clan, du quartier ou de la rue. Pour les filles, cette liberté est rapidement restreinte, puisque dès que sa mère a un autre enfant, elle se doit d’aider sa mère à élever ces frères et sœurs. Dans les familles traditionnellement semi-nomades, elles sont aussi supposées aider leur mère dans leur travail, en vendant des choses ou même en disant la bonne aventure. Bien entendu, les files aident leur mère dans tous les travaux ménagers.
Traditionnellement, un garçon se doit d’aider son père dans son travail, que se soit un forgeron ou un chaudronnier, il aide son père, vidant les seaux, amenant de l’eau etc… ou va vendre le résultat du travail avec son père, ou encore échanger ou vendre des chevaux. De cette façon, les jeunes Rroma apprenaient les métiers et les traditions des Rroma.
Ça ne veut pas dire que les Rroma ne vont pas à l’école. En fait, tous y vont et beaucoup ont un diplôme universitaire. Mais à l’école, il y a des problèmes, du au racisme, à la discrimination, ou encore simplement au fait qu’il doivent aussi aider à la maison.

Rroma slovaques. Photo Rolf Bauerdick